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Vitamine K

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Autres noms de la vitamine K

 

Propriétés chimiques : naphtoquinone nécessaire aux transferts d’électrons

Propriétés physiques: Liposoluble;

 

La vitamine K regroupe plusieurs molécules ayant un rôle essentiel dans la coagulation sanguine. En tant que vitamine, c’est une substance organique non calorique, essentielle au métabolisme des os et d'autres tissus, très présente dans l'alimentation, mais dont 80% est produite directement par le corps. Elle est liposoluble (soluble dans les graisses , au même titre que les vitamines A, D et E), stockée dans les tissus adipeux et elle est sensible à l’air et à la lumière. L'utilisation de la lettre K vient du mot allemand désignant la coagulation (Koagulation).

Cette vitamine a été découverte par hasard dans les années 20, lors de recherches sur le cholestérol.

  

La vitamine K existe sous 3 formes connues 

Le terme de vitamine K regroupe en fait plusieurs composés chimiques apparentés appelés « quinones ». 

On distingue trois formes de cette vitamine (K1, K2, K3), qui toutes appartiennent à la famille des quinones, car elles ont dans leur structure chimique une naphtoquinone nécessaire aux transferts d’électrons.
Elles se distinguent par la nature de la chaîne carbonée attachée à la quinone. C’est cette « chaîne latérale » qui détermine la divergence dans les propriétés particulières de chacune de ces vitamines:

 

1°- la vitamine K1 (ou phylloquinone, phytoménadione ou encore phytonadione), uniquement synthétisée par les plantes ; avec une chaîne latérale phytyle jouant le rôle d'accepteur d'électrons dans les thylakoïdes des chloroplastes ; Insoluble dans l'eau, elle est soluble dans les graisses et se présente (sous forme pure) sous la forme d'une huile jaune ;

 

2°- la vitamine K2 ou ménaquinone, synthétisée par les bactéries de la flore intestinale à partir des végétaux provenant de l'alimentation. Elle contient une chaîne latérale terpénoïde de longueur variable, dont les actions sont différentes ;

 

3°- la vitamine K3 ou ménadione (peut être extraite des stigmates de maïs), est une forme synthétique de précurseur de la vitamine K active (convertie biochimiquement en vitamine K active dans l'organisme). Parce que ne disposant pas de « chaîne latérale », elle est soluble dans l'eau, et convertie en vitamine K2 dans le corps ; elle possède une activité biologique 2 à 3 fois supérieure aux vitamines K1 et K2.

 

Les vitamines K4 (ou ménadiol), K5 et K6, sont en  formes synthétiques.

 

Structure 
Toutes les vitamines K ont un noyau naphtoquinone (2-méthyl-1-4-naphtoquinone) substitué en position 3; par une chaîne phytyl (phytoménadione (phylloquinone) ou vitamine K1) ou par des résidus prényl (ménaquinone ou vitamine K2) ou substitué seulement par un hydrogène (dans le cas de la ménadione ou vitamine K3).

 

Métabolisme

La vitamine K est absorbée dans la première partie de l’intestin grêle grâce à des vésicules constituées de lipides (sels biliaires). Le taux d’absorption varie entre 20 et 70 %. Elle est transportée vers le foie dans d’autres vésicules spécifiques : les chylomicrons. Ces vésicules de transport, constituée de lipides et de protéines (lipoprotéines), sont nombreuses et la vitamine K circule dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques en y étant incorporée. La vitamine K2 est en partie synthétisée par les bactéries présentes dans le côlon.
Elle est stockée essentiellement dans le foie et les métaquinones sont majoritaires.

Les réserves de l’organisme permettent de couvrir les besoins pendant environ 8 jours. 

Comme toutes les vitamines liposolubles, la vitamine K passe mal la barrière placentaire et est donc peu abondante dans le lait maternel. 

Son élimination se fait par voie biliaire et urinaire, sous forme conjuguée.

 

Propriétés
1°- Elle favorise la synthèse de facteurs de coagulation sanguine: 
Elle est essentielle à la synthèse par le foie de plusieurs facteurs indispensables à la coagulation, en particulier de la prothrombine, mais aussi de la proconvertine, du facteur antihémophilique B, du facteur de Stuart et des protéines C et S. La prothrombine est un proferment qui, en présence de calcium et d’une enzyme, la thromboplastine, donne naissance à la thrombine, une enzyme qui provoque la coagulation du fibrinogène et sa transformation en fibrine, laquelle constitue l’élément solide du caillot qui arrête définitivement l’hémorragie.  

2°- Elle favorise la fixation du calcium dans les os:

La vitamine K est nécessaire à la synthèse de certains acides aminés (ostéocalcine,..) qui interviennent dans la fixation du calcium dans les os. Elle permet donc une meilleure minéralisation osseuse et retarde l’apparition de l’ostéoporose. 

3°- Elle agit comme intermédiaire dans la chaîne de transport des électrons.

- Elle contribue à la phosphorylation oxydative dans toutes les cellules.
5°- Elle favorise la souplesse des artères et le bon état des vaisseaux sanguins en général,  des tendons, cartilages et autres tissus conjonctifs.
 
Remarque: Des nouvelles propriétés ont été découvertes plus récemment, par exemple dans le contrôle des états inflammatoires, dans la division cellulaire, dans la migration des cellules, dans la spécialisation cellulaire, etc.  
 

Apport nutritionnel recommandé  

Dans la cadre de la prévention de la maladie hémorragique du nouveau-né, une administration de 2 microgrammes de vitamine K par la bouche, à la naissance, est recommandée par les pédiatres. L’administration devient hebdomadaire tant que le bébé est allaité.

 

Bébés 0-6 mois : 2 µg;
Bébés 7-12 mois : 2,5 µg;
Bébés 1-3 ans : 30 µg;
Enfants 4-8 ans : 55 µg;
Garçons 9-13 ans : 60 µg;
Filles 9-13 ans : 60 µg;
Garçons 14-18 ans : 75 µg;
Filles 14-18 ans : 75 µg;
Hommes 19-50 ans : 120 µg;
Femmes 19-50 ans : 90 µg;
Hommes 50 ans et + : 120 µg;
Femmes 50 ans et : 90 µg;
Femmes enceintes : 90 µg;
Femmes qui allaitent : 90 µg .

  

Meilleurs sources alimentaires

La vitamine K est abondante dans l'alimentation, une alimentation équilibrée est donc largement suffisante pour apporter les apports journaliers recommandés (AJR) en vitamine K.

Cependant, la principale source alimentaire en vitamine K, appelée vitamine K1 ou phylloquinone , se trouve principalement dans les feuilles des légumes verts. D’une manière générale, plus les feuilles sont vertes, plus elles sont riches en vitamine K1.

Les proportions entre les feuilles des légumes et le légume, proprement dit, peuvent être très différentes.
Les feuilles des navets, par exemple, possèdent une quantité importante en phylloquinone, par contre l’aliment en lui même en contient très peu.

Les tomates, contrairement aux idées reçues, ne sont pas des éléments particulièrement riches en vitamine K1. (Le fruit vert a une teneur un peu plus élevée).

 

Les aliments contenants une quantité importante de vitamine K

- Chou cavalier ou frisé, cuit : 125 ml (1/2 tasse) : 442-561 µg;
- Épinards bouillis : 125 ml (1/2 tasse) : 469-543 µg;
- Feuilles de navet, de pissenlit et de betterave, bouillies : 125 ml (1/2 tasse) : 280-368 µg;
- Bette à carde cuite : 125 ml (1/2 tasse) : 303 µg;
- Rapini cuit : 125 ml (1/2 tasse) : 169 µg;
- Laitue mesclun : 250 ml (1 tasse) : 154 µg;
- Épinards crus : 250 ml (1 tasse) : 153 µg;
- Scarole crue : 250 ml (1 tasse) : 122 µg;
- Choux de Bruxelles cuits : 4 choux (80 g) : 118 µg;
- Brocoli cuit : 125 ml (1/2 tasse) : 86-116 µg;
- Laitue frisée : 250 ml (1 tasse) : 103 µg;
- Laitue rouge : 250 ml (1 tasse) : 82 µg;
- Asperges, crues ou cuites : 125 ml (1/2 tasse) : 48-76 µg;
- Persil frais : 15 ml (1 c. à table) : 62 µg;
- Laitue Boston et romaine : 250 ml (1 tasse) : 60-61 µg;
- Chou, cru ou cuit : 125 ml (1/2 tasse) : 39-55 µg;
- Kiwi : 1 gros (90 g) : 37 µg;
- Gombos (okras), bouillis : 125 ml (1/2 tasse) : 34 µg;
- Chou chinois, cru ou bouilli : 125 ml (1/2 tasse) : 30-31 µg;
- Haricots verts crus : 125 ml (1/2 tasse) : 29 µg.

 

Carence 

Il existe plusieurs types de carences de vitamine K en fonction de leurs mécanismes:
1°- La carence d’absorption intestinale en rapport avec un trouble de l’absorption des graisses peut se voir chez des patients atteints de mucoviscidose, de maladies du pancréas et du foie (hépatite et cirrhose), de parasitoses intestinales, de résections importantes de l’intestin, de diarrhées chroniques.

2°- La carence d’apport est rare, elle se voit en cas de nutrition parentérale prolongée et non supplémentée.

3°- Des interactions avec certains médicaments peuvent être à l’origine d’une carence et destruction de la flore bactérienne intestinale à cause de: antibiotiques (céphalosporine), médicaments anti-épileptiques, aspirine, fer.

4°- La maladie hémorragique du nouveau-né est due à un faible taux de vitamine K à la naissance. De plus, les nouveau-nés ne peuvent faire de synthèse endogène puisque leur intestin est stérile à la naissance. Elle se manifeste par des saignements digestifs et dans les formes graves par des saignements cérébraux. Elle n’est observée qu’en cas d’allaitement maternel exclusif.
  

Signes de carence

La carence en vitamine K a pour conséquence un abaissement du taux de prothrombine entraînant un allongement du temps de coagulation. Ce qui se traduit par :
- Une tendance aux ecchymoses.

- Une tendance aux saignements (plaies cutanées, nez, gencives,…).

- Des menstruations abondantes.

- Des hémorragies internes (le plus souvent digestives) dans les cas les plus graves.

- Un risque accru de fractures.

- Ostéoporose.

- Les hémorragies peuvent être spontanées ou faire suite à un traumatisme.

 

En cas d’hémorragie, la vitamine K est injectée par voie intraveineuse lente, de manière à surveiller le temps de prothrombine, c’est-à-dire le temps de coagulation.


Excès

Il n’a pas été décrit de toxicité due à une ingestion importante de vitamine K d’origine naturelle (alimentation).

Prise de manière très excessive (50 fois les apports journaliers recommandés), la vitamine K peut éventuellement provoquer des troubles hépatiques et peut créer des caillots sanguins.

 

Indications thérapeutiques de la vitamine K

La vitamine K est souvent utilisée en médecine pour combattre certains troubles citons les cas dont les besoins sont accrus :

- Chez les nouveaux-nés et surtout chez les prématurés.

- Chez les nourrissons nourris au sein.

- Chez la femme enceinte ou allaitant : des quantités suffisantes sont nécessaires pendant ces deux périodes, mais il faut éviter cependant des doses excessives

- Prophylaxie d’hémorragie chez les parturientes (femme accouchant).

- Lors de certaines affections qui diminuent l’absorption des graisses et par conséquent peuvent augmenter les besoins en vitamine K : la diarrhée et les maladies intestinales chroniques (comme la maladie de Crohn), une maladie coeliaque ou une résection chirurgicale de l’estomac ou de l’intestin.

- Lors de traitements antibiotiques prolongés qui finissent par détruire la flore intestinale à l’origine de la synthèse de la vitamine K2.

- Chez les personnes âgées.

- Chez les alcooliques chroniques.

- Hypoprothrombinémies (baisse du taux sanguin de prothrombine) causées par des traitements prolongés à base d’aspirine ou d’anticoagulants oraux, prescrits pour prévenir la maladie thrombo-embolique.

- Chez les personnes prenant des laxatifs ou des huiles minérales telle que l’huile de paraffine sur de longues périodes.

- En cas de nutrition exclusivement parentérale, non supplémentée. 

- Traitement des menstruations excessives.

- Prévention et traitement de l’ostéoporose (traitement à base de vitamine K2).

- Prévention de maladies cardio-vasculaires (traitement à base de vitamine K2). 

- En cas d'insuffisance en enzyme glucose-6-phosphate déshydrogénase, il est préférable de ne pas prendre de suppléments en vitamine K. 

 

Recommandations d'utilisation  

- Si l’hémorragie est due à un surdosage d’héparine (anticoagulant par voie injectable), la vitamine K n’aura pas d’action.

- Les traitements à base de vitamine K ne doivent pas être pris en automédication.
- Une surveillance médicale à intervalles réguliers est indispensable, ne serait-ce que pour évaluer les effets du traitement et contrôler le taux de prothrombine. 

 

Effets indésirables

- Il est à noter qu'elle n'est plus guère utilisée dans l'alimentation humaine des pays développés en raisons d'effets secondaires délétères (nausées, vomissements, Syndrome hémolytique, anémie hémolytique, asthénie, sensation de faiblesse, sensation vertigineuse, mélanodermie toxique, surtout chez les patients souffrant d'une insuffisance hépato-cellulaire. Plusieurs médicaments à base de K3 ne sont plus commercialisé.

- La vitamine K3, d’origine synthétique, peut être toxique au niveau hépatique à forte dose, surtout chez le nouveau-né. C’est la raison pour laquelle elle est maintenant interdite en Amérique du Nord.

- Certaines personnes sont hypersensibles, voire allergiques à la vitamine K.

 

Autres sources de vitamine k

« Nous avons mesuré la teneur en vitamine K d’une trentaine de fines herbes et constaté que certaines, comme l’origan, l’estragon, le céleri en flocons, la sarriette, le romarin et la sauge, en contenaient beaucoup. Qu’elles soient consommées séchées ou fraîches ne changent généralement rien à leur qualité.» Nous indiquerons aussi : le basilic, la ciboulette, le clou de girofle, la coriandre, la marjolaine, le persil, le piment rouge, le poivre noir et le thym.

Souligne le Professeur Guylaine Ferland au Département de Nutrition de l’Université de Montréal (Canada) dont les activités de recherche portent principalement sur la vitamine K.

(Source journal forum du 23 septembre 2002, vol 37 no 5, auteur Mathieu-Robert Sauvé. Université de Montréal)

 

 

 



10/02/2016
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